Nicolas

J’adore la personnalité atypique de la communauté. C’est très vivant et dynamique, très hétéroclite aussi comme population.

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Qu’est-ce qui vous a fait déménager aux Territoires du Nord-Ouest ?

Outre une bonne dose de curiosité, c’est grâce à un ami et à une opportunité d’emploi, doublés d’un visa de travail, que j’ai décidé de faire le saut, en début d’année 2013. J’arrivais alors de Montréal.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus? Qu’est-ce qui vous fait rester?

J’adore la personnalité atypique de la communauté. C’est très vivant et dynamique, très hétéroclite aussi comme population. On peut voir beaucoup de créativité et d’énergie dans les projets de la communauté. Les groupes sont ouverts et on peut s’impliquer facilement dans beaucoup d’activités différentes.

Bien sûr, la nature abondante et les lacs à profusion – et le tout à quelques pas de chez nous – garantissent un terrain de jeu immense pour des aventures en tout genre, hiver comme été, sur l’eau ou sur terre. Ajoutez à cela les longues journées ensoleillées de l’été et les majestueuses aurores boréales de l’hiver…

Forcément, il faut reconnaître aussi qu’en matière d’emploi, il existe moult opportunités pour travailler sur des projets stimulants et enrichissants, avec en prime des conditions de travail assez confortables.

Comment diriez-vous que vous avez changé? Comment votre vie a-t-elle changé depuis que vous êtes arrivé?

En un mot : drastiquement !

Yellowknife et les Territoires du Nord-Ouest m’ont fait évoluer dans bien des aspects de ma vie, tant personnels que professionnels.

J’ai traversé quelques péripéties, comme la faillite de l’établissement qui m’a fait venir ici, 2 mois seulement après mon arrivée à Yellowknife. Cela a représenté pour moi un grand défi. Je crois que c’est l’événement qui a tout changé et m’a fait rester à Yellowknife alors que j’avais prévu, comme bien d’autres, de ne rester qu’un an pour gagner de l’expérience et renflouer mon compte bancaire, après plusieurs années d’études et de voyages. C’est justement ce qui m’a permis de faire preuve de débrouillardise et j’en suis sorti grandi. J’ai gagné en maturité et en assurance.

Je travaillais alors en restauration à des postes de gestionnaire. J’avais une grande expérience de ce monde-là, mais cet événement m’a permis de faire de nouvelles rencontres et surtout de mettre un pied dans un monde qui m’interpellait depuis longtemps, celui des médias. J’ai alors démarré une nouvelle carrière dans laquelle je m’épanouis encore aujourd’hui.

J’ai aussi rencontré quelqu’un de spécial à Yellowknife, avec qui j’ai depuis fondé une famille et eu 2 enfants.

Finalement, j’ai beaucoup appris sur l’histoire du Canada, à travers les rencontres, les histoires, les témoignages et les revendications des Dénés et des Inuits dont j’ai pu être témoin grâce à mon travail de journaliste. J’avais passé plusieurs années au Canada avant d’arriver dans le Nord, mais ce n’est pas une chose à laquelle on est exposé dans le Sud, que ce soit à Vancouver ou à Montréal. Tu réalises que le Canada, c’est si beau, si grand, si « propre », mais aussi que certaines parties de son histoire – et même de son présent – comportent des parts plus sombres.

Quelles sont les plus belles opportunités selon, vous?

Pour faire simple, je dirais que la plus belle opportunité est de grandir humainement et professionnellement dans un cadre magique.

Quelles sont vos principales activités ou passions?

J’ai fait plusieurs voyages en canot-camping, en ski de fond (je suis plutôt habitué au ski alpin, alors c’est une passion nouvellement développée), en voile sur le Grand lac des Esclaves et des voyages d’escalade. Je fais de la photographie et j’ai pu travailler sur plusieurs projets de films courts.

Comment est-ce d’élever une famille aux Territoires du Nord-Ouest?

À la fois merveilleux et pleins de défis.

Mes enfants ont 3 et 6 ans. Les courts temps de trajets, les établissements scolaires où il y a relativement peu d’enfants et l’accès à la nature font que l’environnement est propice pour passer plus de temps avec nos enfants et les exposer plus facilement aux activités de plein air et de leur apprendre à être débrouillards. Par ailleurs, il y a de nombreuses familles et il est facile de rencontrer d’autres parents et d’organiser des activités ensemble. Beaucoup d’événements publics sont d’ailleurs orientés vers les familles.

Je trouve tout de même qu’il est parfois plus difficile de profiter pleinement de l’hiver, car les enfants ont vite froid et on ne peut plus passer des journées complètes à l’extérieur. J’ai aussi des craintes vis-à-vis de l’apprentissage sur le long terme, notamment, en ce qui concerne l’éducation en français.

Pourquoi recommanderiez-vous à quelqu’un de venir vivre aux Territoires du Nord-Ouest?

Je recommanderais de venir vivre aux Territoires du Nord-Ouest parce que l’expérience est tout simplement spectaculaire, tellement enrichissante sur le plan humain, mais aussi épanouissante sur le plan professionnel. Je crois qu’il faut savoir se laisser aller et mettre de côté ce qu’on croit savoir pour en profiter pleinement.


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INSPIRANTS,

dU MONdE
COMME VOUS.

Abel

Responsable des ventes (cycles), chef en second de SOMET, instructeur de premiers secours urbains et milieux éloignés

Yukon

Anna

Traductrice

TNO

Céline

Enseignante au primaire en immersion française

TNO

Cindy

Enseignante

Yukon

Collins

Infirmier

Nunavut

Corinne

Physiothérapeute

Yukon

Émilie

Gestionnaire en tourisme

Yukon

Étienne

Gestionnaire de projets et chef cuisinier

TNO

François

Consultant

Nunavut

Gabriel

Coordonnateur terrain et sensibilisation / biologiste indépendant

Yukon

Guillaume

Chercheur en remédiation des mines en milieu nordique

YUKON

Johannie

Administratrice aux services de soutien

Nunavut

Marie-Faye

Médecin

Nunavut

Nadège

Agent de développement économique

Nunavut

Nathalie

Directrice des services du mieux-être des enfants et des collectivités

TNO

Pierre

Biologiste, photographe-vidéaste

TNO

Thibaut

Vidéaste/Monteur/Photographe

Nunavut

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